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Il y a 8 noms dans ce répertoire commençant par la lettre C.
C.A.P.
Dans la décomposition du gauchisme français, la diversité des sensibilités a créé une foultitude de groupuscules. La plupart, disparus, n'ont jamais fait le "virage" vers l'écologie, qui impliquait de transgresser le sacro-saint ralliement à la gauche au second tour des élections, donc à soutenir in fine la social-démocratie. La Convention pour une Alternative Progressiste est issue de l'Alternative pour une Démocratie Socialiste (A.D.S.), qui avait regroupé les dissidents du Parti Communiste au début des années 1990. En 1993, ils participent aux listes "EGAL" pour les législatives aux côtés de l'A.R.E.V., premier contact avec l'écologie. Puis, la C.A.P. soutiendra la candidature commune de Dominique Voynet à la Présidentielle de 1995. Ses animateurs sont alors aussi bien Christian Piquet de la L.C.R. que Charles Fiterman ou Jack Ralite ex-P.C., Bernard Ravenel ou de futurs dirigeants Verts (J.C. Biau, J.M. Brûlé, Michel Bock). Mais surtout Gilbert Wassermann, figure importante de l'extrême-gauche devenu altermondialiste, disparu prématurément en 2006, alors qu'il présidait la Fondation Copernic. Lors de la grande fusion de 1997-98, la C.A.P., comme l'A.R.E.V., se coupera en deux, les plus écologisés rejoignant les Verts, les autres fusionnant avec ce qui reste de l'A.R.E.V. pour fonder Les Alternatifs.

C.E.I.
Filles de la mouvance des "Khmers Verts", il existe deux C.E.I. sur le même créneau idéologique. Elles sont nées du changement de cap au sein des Verts dont tous étaient membres avant de partir quand Voynet prend le leadership sur Waechter qui s'était appuyé sur eux. Trois élus régionaux de Languedoc-Roussillon, dont François Degans et Jacques Doucet, figures historiques des Verts, à contrepied du mouvement, ont pactisé avec Jacques Blanc, le très droitier Président de région, par rejet de la gauche locale (incarnée, il est vrai par Georges Frêche). Mais ce revirement empêche Yves Piétrasanta, alors à radical de gauche, de gagner la présidence de la région. Ecartés du mouvement, ils créent d'abord la Coordination des Ecologistes Indépendants, dont les leaders seront Doucet et Jean-Jacques Bertrand (Picardie), J.C. Noirclère (qui a passé les mêmes accords en Lorraine) et Eric Pinel (Normandie) dont la dérive continuera jusqu'au Front National. De son côté, Degans a créé la presqu''homonyme Confédération des Ecologistes Indépendants avec Henri Afonso, ex-élu Verts d'Ile de France et le très suspect Maurice Gillard, médecin illuminé vite exclu des Verts pour de nombreuses magouilles. Bientôt réunis, affichant un "ni-ni" résolu, ils collaboreront à divers organismes très à droite, et présenteront des candidats à diverses élections, se revendiquant bientôt à la fois du régionalisme et du souverainisme, dans une confusion politique inattendue. En Languedoc, ils obtiendront des postes importants, sans lendemain, car ils n'y brilleront guère. Ils feront même liste commune avec le M.E.I. et les militants du Trèfle, encore plus à droite. Avant de disparaître faute d'adhérents.

C.R.I.I.-Rad
Etape essentielle dans le combat anti-nucléaire, la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité se crée après Tchernobyl. Le mensonge d'état, étayé par le professeur Pellerin, haute autorité du nucléaire, a conduit des militants à se munir d'un outil performant, un labo de prélèvement et d'analyse. C'est elle qui révèle les dégâts de la catastrophe sur l'environnement, la santé, l'agriculture, l'alimentation… niés aussitôt par gouvernement et scientifiques officiels. Cette dénonciation est à la fois environnementale et démocratique, pour un scandale dont les retombées sanitaires se feront sentir 15 ans plus tard. Par la suite, le crédit de cet organisme ne fera que croître, au fil de ses expertises, incontestables et, donc, contestées en haut-lieu. Il lui faudra 20 ans pour que l'attitude des autorités change. Sa présidente assez charismatique, Michèle Rivasi, entre en politique et se fait élire députée, d'abord apparentée P.S. puis adhère aux Verts. En 2009, elle mène une liste Verts aux Européennes. Sur le modèle de la CRII-Rad, Corinne Lepage a lancé en 2002 la CRII-Gen, cellule de recherche sur les manipulations génétiques.

Cabu
Né en 1938, Cabu a été un pilier de Hara-Kiri puis de Charlie Hebdo. Très tôt ses dessins d'humour et ses BD témoignent d'une sensibilité écolo très forte et il reste un des grands noms du dessin politique engagé dans l'écologie. Aujourd'hui célébré alors qu'il était autrefois sans cesse poursuivi en justice par l'armée ou l'église, Cabu n'a jamais bronché sur ses thèmes, une douce férocité que tous les publics peuvent accueillir et une malice qui le conduit aussi à rester critique vis-à-vis des plus engagés que lui. Aucun combat antimilitariste, antinucléaire, anti-violence, anti-chasse, ne lui est étranger et il a laissé dans ses milliers de dessins des témoignages marquants pour son époque. Cabu a beaucoup produit, notamment dans le Canard Enchaîné, mais aussi sur les écrans de TV où il a amené un autre ton, y compris dans les émissions enfantines, dans le "Club Dorothée", qui lui a donné accès à un autre public. Virtuose de la caricature, ses portraits sont cruels à souhait et deviennent même archétypaux : son "Beauf'" restera comme un des personnages essentiels du monde bien franchouillard qui conduit le pays. Son ex-épouse Isabelle, qui signait ainsi dans Charlie-Hebdo et La Gueule ouverte (dont elle fut un temps responsable), sera un temps une des animatrices du mouvement écologiste, avant la création des Verts, dont elle sera membre quelque temps par la suite.

capitalisme vert

Charlie Hebdo
Issu de l'interdiction de Hara-Kiri hebdo, créé dans les lendemains de Mai 68, c'est l'organe politique de l'équipe de Hara-Kiri. Cœur de l'humour écrit et dessiné en fin de XX° siècle, c'est uassi là que toute pensée alternative se développe, écologie comprise. Dans l'équipe, les grandes signatures sont très écolos (Fournier, Reiser, Gébé, Cabu, Cavanna, Isabelle, Willem, Paule, Nicoulaud) ou au moins complaisants (Wolinski, Choron, Delfeil de Ton). C'est dans ce journal que naîtront des rubriques sur l'énergie solaire, la défense animalière, la philosophie "An 01" ou la vie alternative en communauté écolo. Plus encore que les revues spécialisées, la presse des écologistes, c'est l"Hebdo" tous les jeudis. Cela les conduira à lancer en parallèle la Gueule ouverte, animée par Fournier. Après l'arrêt du journal en 1983, le titre sera repris dans une formule très proche, par d'anciens du journal (Cabu, Cavanna, Gébé, Willem, Wolinski), mais avec un contenu variable sur cette question. Nouveau venu issu de la Grosse Bertha, journal assez favorable à l'écologie, le rédacteur en chef de l'"Hebdo", Philippe Val, compagnon de route des écologistes, évolue peu à peu vers tout autre chose où l'écologie est bien absente, sauf la rubrique animalière de Luce Lapin.

Confédération Ecologiste
Dans les mouvements qui ont amené, par fusion, à la constitution des Verts en 1983-84, la Confédération a joué un rôle clef. Autour de Brice Lalonde s'était créée le Réseau des Amis de la Terre (RAT), qui rejetait l'idée d'être un parti, mais permettait quand même de se présenter aux élections. Après la Présidentielle de 1981 où Lalonde obtint 3, 90 % des voix et se crut leader incontournable. Devant la réticence de beaucoup de militants du RAT, qui se dissout alors, il créa alors la Confédération Ecologiste (C.E.) en décembre à Couiza. Son but : rivaliser avec l'autre tendance de l'écologie d'alors le M.E.P., plus proche d'un vrai parti. Outre des Amis de la Terre, les "Diversitaires" (soit ceux qui refusaient d'être de l'une ou de l'autre composante), dont P. Radanne, J. Doucet, Y. Cochet, D. Voynet, J.J. Porchez, D. Anger… qui joueront tous un rôle plus tard. C.E. reste une association décentralisée, joue le terrain des luttes locales et ne vont aux élections que pour faire pression. Seuls les groupements adhèrent, pas les individus. Dans les discussions en vue d'un rapprochement avec le rival M.E.P., rebaptisé Les Verts-Parti Ecologiste, le mot "parti" utilisé pour la première fois, C.E. réagit en se rebaptisant Les Verts-Confédération Ecologiste, fin 1982 à Uzerche. Tous sont au moins d'accord sur le mot "Verts". Ils lancent un appel à l'union à condition que cela ne s'appelle pas un parti. A Besançon courant 1983, ils réduisent leur nom à "Les Verts" et fusionnent enfin en janvier 1984 à Clichy, avec les Verts-P.E. 1000 écolos deviennent donc Les Verts. Lalonde n'a pas assisté à cette fusion qui va le marginaliser, seul désormais à ne pas croire à l'avenir d'un parti Vert, dont il ne sera jamais.

Confédération Paysanne
Le syndicalisme paysan en France a toujours été du côté du manche avec la puissante F.N.S.E.A., relai privilégié de tous les gouvernements de droite, qui l'ont choyée, surtout J. Chirac. Tous ses dirigeants ont été, à la fin de leur mandat, récompensés par un poste politique, ministre ou député européen. Ultra-productivistes, appuyés longtemps par les organisations de chasseurs dans leur combat anti-écolo primaire, les militants F.N.S.E.A. ont été les partisans acharnés de la P.A.C., des pesticides, des O.G.M. en plein champ, des cultures gourmandes en eau, privilégiant la quantité au détriment de la qualité. Le M.O.D.E.F., syndicat communiste, fut longtemps leur seule opposition, mais avec une vision tout aussi productiviste et pro-chimique de l'agriculture. Les partisans de l'agriculture biologique étaient en nombre infime. C'est pourquoi l'arrivée en 1971 des Paysans-Travailleurs, syndicat vite taxé d'"extrême-gauche", prônant une agriculture de qualité, les circuits courts, défendant les petites exploitations, demandant l'inversion des aides européennes en leur faveur, des quanta plutôt que des quota, annonçait déjà une agriculture écologique. Son leader, Bernard Lambert, était charismatique, mais disparut trop tôt dans un accident automobile. Les militants de la G.O.P. les rejoignirent dès leur création en 1972. Ils seront très présents dans la lutte du Larzac, dont beaucoup d'animateurs les rejoindront, notamment José Bové, Léon Maillé, Alain Desjardins ou Gérard Galtier qui seront des acteurs de la lutte écolo par la suite. En avril 1987 les Paysans Travailleurs fusionnent avec un organisation proche du P.S., la Fédération Nationale des Syndicats Paysans et des groupes F.N.S.E.A. dissidents, pour devenir la Confédération Paysanne, bientôt membre de la Coordination Paysanne Européenne. La "Conf'" sera toujours tiraillée entre ses origines un peu gauchistes, donc plus ouvertes à l'écologie, et sa composante social-démocrate, qui conduira souvent ses dirigeants, localement, à soutenir des candidats socialistes contre des candidats Verts. Dopée par l'affaire du démontage du McDonald's de Millau en 1999, dont le retentissement est mondial après l'arrestation de Bové, la Confédération devient une vraie force syndicale, qui joue un rôle majeur dans l'émergence de l'altermondialisme. Elle participe de près à nombre d'initiatives internationales, comme Via Campesina et dans les combats liés à l'alimentation, par exemple aux arrachages de plants O.G.M. Ses leaders le paient de prison et d'amendes répétées. Le leadership de Bové, naturel après l'affaire du McDonald's qu'il a menée, provoque des conflits internes, les militants plus libertaires contestant cette personnalisation de la lutte. René Riesel, ancien situationniste, préfèrera effectuer une peine de prison que d'accepter toute amnistie étatique. La plupart des paysans Verts en sont membres, d'où un compagnonnage non exclusif, jusqu'à la candidature de José Bové, qui cependant n'est plus dirigeant de la Conf', aux Européennes en 2009 comme tête de liste des Verts.


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