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Il y a 2 noms dans ce répertoire commençant par la lettre G.
Gauchisme
Si au cours de l'élaboration de l'écologie politique, de nombreuses ex-gauchistes ont rejoint, cela s'est fait progressivement, individuellement et non sans méfiance de la part des initiateurs qui n'en étaient pas. Issus du trotskysme (LCR essentiellement) ou du maoïsme (surtout par la voie de la Gauche Ouvrière et Paysanne), on peut leur adjoindre les ex-P.S.U., courant à gauche de la gauche déjà fortement écologisé. Ces différentes mouvances ont beaucoup changé un mouvement comme Les Verts, dont l'option "barre à gauche" au moment de la rupture avec le waechtérisme, leur doit beaucoup. Par la suite, lors de la fusion des mouvements en 1998, des "gauchistes" entrent en masse chez les Verts, issus de la C.A.P. ou de l'A.R.E.V., renforçant tel ou tel courant interne. Beaucoup resteront malgré tout dans les thématiques habituelles du gauchisme sans jamais sauter le pas pour devenir écologistes à cent pour cent. Ils sont le pendant "social" des environnementalistes, obnubilés, eux, par l'environnement. Ceux qui intègreront l'écologie dans sa totalité sont rares. Paradoxalement, ce qui reste du gauchisme français (trotskyste) n'évoluera pas comme certains l'espéraient vers les thématiques écologistes. Celles-ci, quand elles sont invoquées (rarement), sont toujours plaquées sur une rhétorique inchangée. De plus en plus jacobin, parfois nationalistes, empêtrés dans l'idéologie, le mythe du progrès, le productivisme, ils ont du mal à appliquer les solutions issues du mouvement ouvrier à la nouvelle donne. Ils se rapprochent aussi, idéologiquement, de plus en plus du P.C. (notamment sur l'Europe, les questions sociales, et même dans une conception restrictive de l'altermondialisme). Le classique entrisme léniniste de la L.C.R. et du P.C. dans la plupart des initiatives récentes (ATTAC, mouvement alter, rassemblement anti-T.C.E.) a suffi à les faire capoter. Le fossé avec les mouvements écolos est aujourd'hui difficile à combler et peu d'écologistes y croient encore.

Gueule Ouverte
C'est en 1972 que Pierre Fournier, organisateur de la première manif' écolo d'envergure en France, Bugey-Cobayes, lance la première revue d'importance sur l'écologie. La Gueule Ouverte, hebdomadaire, petite sœur de Charlie-Hebdo, mêle infos, textes de fonds, commentaires de l'actualité, vie pratique, courriers… Reiser y dessine sur l'énergie solaire, Jean-Pierre Andrevon y parle science-fiction, les groupes y expriment leurs combats, d'autres comment faire du compost, sans oublier quelques mystiques de la nature. Un temps, Angelo Di Marco réalise des couvertures comme celles qu'il faisait autrefois pour Radar, dans un style faits-divers très réussi. Si les idées de Fournier imprègnent ce journal même après sa mort brutale début 1973, il reste très alarmiste et catastrophiste, à l'image de l'écologie des années post-68. Le journal subit des avatars, fusionnant un temps avec Combat Non-violent, quittant Paris, devant simplement Gueule, passant de mains en mains avec des variantes idéologiques successives. Cela conduira même à un refus, libertaire mais désastreux, de soutenir la candidature de René Dumont à la Présidentielle de 1974. Mais presque tous les écolos de l'époque y passent et toutes les revues qui suivront, même avant son arrêt définitif en 1980, s'en inspireront.


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