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Il y a 5 noms dans ce répertoire commençant par la lettre P.
Parité
Principe très avancé du féminisme dans l'écologie, la parité femmes-hommes est chez les Verts une règle intransgressable. Au fil des années, le principe s'est affiné et développé. Non seulement la parité est devenue obligatoire sur les listes nationales ou locales aux élections, puis sur les têtes de listes (par exemple à Paris, Lyon et Marseille pour les Municipales et Législatives), puis à la direction du Collège Exécutif ou au C.N.I.R., mais d'une façon générale dans la composition de toutes les instances. Y compris dans les listes fusionnées lors de partenariats avec les gauches (sur le quota Verts bien entendu). En effet, en dehors des Verts, la parité absolue n'a existé nulle part, même dans les autres formations écologistes, ni dans les autres partis. En témoigne les navrants pourcentages de femmes dans les assemblées nationales ou dans les conseils régionaux et généraux. Les Verts mettent souvent des femmes, parfois très jeunes, aux plus hauts postes de responsabilité. Dans les grandes figures de l'écologie, Solange Fernex, Andrée Buchmann, Dominique Voynet, Marie Blandin, Marie-Anne Isler, Cécile Duflot ont accédé à une notoriété nationale. Pourtant, les femmes n'ont jamais représenté le tiers des adhérents du parti. La parité peut encore progresser. En effet, ce principe est destiné à permettre à des femmes d'incarner l'écologie là où les hommes, pléthoriques, pourraient les en empêcher. Mais il arrive quelquefois que cette parité soit utilisée pour déstabiliser tel ou tel leader masculin, ou profite toujours aux mêmes femmes au détriment d'autres. Malgré tout, nul ne conteste plus ni le principe de parité, ni même la discrimination positive de fait qu'elle entraîne. La même dénomination commence à gagner d'autres secteurs des discriminations de fait de la société, pour voir progresser la diversité des origines ethniques ou des régions. Elle existe aussi pour les sensibilités à l'intérieur des instances.

Plogoff
Ce village breton eut le malheur d'être choisi en 1974 par le gouvernement de droite pour être le site d'une centrale nucléaire. La contestation commence aussitôt localement, car personne n'a été consulté, ni prévenu, pas même les élus. Elle restera larvée quelques années. Le soutien est général, ceux du Larzac ou de Lip les font profiter de leur existence. Même le très nucléocrate parti communiste les soutient localement contre l'avis de la direction. L'enquête publique ouverte en janvier 1980 ouvre les hostilités plus fortes. Toute la population boycotte, le village est occupé par l'armée, avec des blindés ! Les bagarres sont violentes, fusils contre pierres comme en Palestine. Deux habitants prennent de la prison ferme. Les villageois vident leurs ordures dans les "mairies annexes" où se tient le vote, 5 500 personnes achètent, comme au Larzac, de sparts du G.F.A. créé pour acheter les terres concernées et où des bergeries sont bâties en quelques jours. La panique du Premier ministre Raymond Barre est telle que ses policiers tabassent même à l'intérieur du tribunal de Quimper. Panique qui contraste avec le calme de la présidente du comité Plogoff, Annie Carval, et la détermination des militants. Parmi eux, de futures personnalités vertes comme Gérard Borvon ou Renée Conan. 100 000 manifestants en mai font s'interroger la presse : "D'où peuvent bien sortir tous ces gens quand on sait que nos quatre grands partis sont globalement favorables à l'énergie nucléaire ?" (Le Monde). On comprend mieux pourquoi Plogoff a été emblématique pour l'émergence écologiste, ce que la classe politique ni la classe médiatique n'ont saisi. Barre signe la déclaration d'utilité publique et les communistes lui apportent un soutien farouche : Georges Marchais se prononce pour le "tout nucléaire" et André Lajoinie traite les antinucléaires de "fascistes". Tenant pour une fois une de ses promesses électorales, le Président fraîchement élu François Mitterrand rayera le projet d'un trait de plume en 1981 en même temps que celui du camp du Larzac. Une des grandes luttes écolos des années 1970 venait de payer.

Prix Tournesol
En janvier 1997 a été décerné pour la première fois le Prix Tournesol de la BD au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, dont il est devenu depuis un des prix "off" les plus suivis. Lancé à l'initiative et sous le parrainage des Verts, baptisé en hommage à la fois au symbole des Verts du monde et d'un célèbre personnage secondaire de "Tintin", il récompense un album paru dans l'année écoulée en langue française, et popularisant une ou plusieurs des valeurs de l'écologie politique : défense de la nature et de l'environnement, des minorités, justice sociale, citoyenneté, démocratie, pacifisme, féminisme, antiracisme, non-violence, égalité des droits, lutte contre les exclusions, solidarité Nord-Sud, etc. Il est peu à peu devenu un prix francophone avec la collaboration des partis Verts belge (Ecolo) et suisse (Verts vaudois). Le jury, qui change chaque année, équilibre les femmes et les hommes, les écolos politiques et de la société civile, internationaux et locaux. Le lauréat reçoit une sculpture en matière naturelle (bois, pierre) ou en matériaux de récupération. Le jury est présidé par un leader de l'écologie politique (Voynet, Blandin, Cohn-Bendit, Mamère, Onesta, Baupin, Cochet, Lipietz…) et inclut automatiquement le lauréat précédent et une grande figure de la BD (Montellier, Cabanes, Tronchet, Wendling, Satrapi, Peeters, Solé, Ferri, Hugot…) Outre des écologistes locaux on y a vu aussi Sophie Forte, Bernard Haller, Benoit Delépine, François Rollin, Marianne Sergent ou Juliette, et des représentants de Greenpeace, du DAL, de la revue Silence, d'Ecodif, de Loire Vivante, de Femmes & Changements, de LEA ou d'Agir pour l'environnement. Grands ou petits éditeurs ont les mêmes chances et parfois le lauréat est étranger (Etats-Unis, Belgique, Japon, Brésil). Depuis peu, un marque-page est offert à l'éditeur qui le glisse dans les albums lauréats. Pour le dixième anniversaire en 2007, un jury spécial a choisi, pour l'ensemble de son œuvre, F'Murr comme lauréat du Supertournesol. Les thématiques récompensées offrent un panorama presque complet : malbouffe, féminisme, pacifisme, prisons, aménagement, ruralité, bombe, guerre, social, santé environnementale, colonialisme. Du reportage à la science-fiction, de l'humour satirique à la chronique, du témoignage au délire, rien n'est négligé, dans une cohérence significative. Un Tournesol du spectacle vivant est décerné tous les deux ans au Festival d'Avignon, un Tournesol du land-art vient d'être créé à Marseille et se préparent un Tournesol du cinéma, et un de la chanson. Les lauréats du Tournesol de la BD : 1997 : Jean-Claude Mézières et Pierre Christin : "Valérian : Les otages de l'Ultralum" (Dargaud) 1998 : René Follet et Pierre Makyo : "Ikar : La machine à arrêter la guerre" (Glénat) 1999 : Joe Sacco : "Palestine : Dans la bande de Gaza" (Vertige Graphic) 2000 : Eric Corbeyran et div. dessinateurs : "Paroles de taulards" (Delcourt) 2001 : Mazan : "Dans le cochon tout est bon" (Delcourt) 2002 : Etienne Davodeau : "Rural" (Delcourt) 2003 : Luz : "Cambouis" (L'Association) 2004 : Keiji Nakazawa : "Gen d'Hiroshima II" (Vertige Graphic) 2005 : Manu Larcenet : "Le combat ordinaire : Les quantités négligeables" (Dargaud) 2006 : Albert Drandov, Dikeuss & div. dessinateurs : "Amiante, chronique d'un crime social" (7° Choc) 2007 : Otto T. et Grégory Jarry : "Petite histoire des colonies : L'Amérique française" (FLBLB) 2008 : Léo : "Aldébaran : L'autre" (Dargaud).

PROVOS
Le mouvement Provo a été le premier mouvement d'écologie politique au monde. Précurseur de mai '68, ce soubresaut culturo-politique se déroula essentiellement à Amsterdam (1965-1967), puis dans les villes hollandaises avec quelques échos belges et français. Mais la presse mondiale en parla, tant l'originalité de cette révolte tranchait sur celles qui avaient précédé. Parti de la contestation des fiançailles de la princesse Beatrix (fille de la reine Juliana à qui elle succéda) avec un allemand ancien membre des troupes nazies, le monôme se fit mouvement révolutionnaire et contestation de toute la société néerlandaise. Conçu collectivement (et improvisé) par des étudiants, des jeunes amateurs de rock et de contre-culture, des artistes et des alternatifs, il mobilisa les foules de la ville dans de multiples manifestations, agitations et initiatives, que leurs "plans blancs" (la couleur provo) résument : plan "Maisons blanches" pour le logement (ancêtre de tous les mouvements squatters), "Poulets blancs" pour une police non-violente, "Cadavres blancs" contre les meurtriers de la route, "Enfants blancs" pour l'école, "Femmes blanches" pour le féminisme, "Cheminées blanches" contre la pollution industrielle… leur programme est le premier à intégrer ainsi l'écologie dans toutes ses dimensions environnementale, sociale et citoyenne. La noce eut lieu dans un chahut infernal, et dans les semaines qui suivirent, malgré une répression permanente, les Provos développèrent leurs idées, écoles alternatives, boutiques, journaux, lieux d'accueil et de soins, initiations diverses. Cela les conduisit quelques mois plus tard à présenter, là encore les premiers, une liste aux élections municipales d'Amsterdam, où ils gagnèrent un siège, occupé par rotation. L'ingénieur Luud Schimmelpenninck, l'imprimeur-éditeur Rob Stolk, la féministe Irene Van de Weetering et le dandy Bernhard De Vries siégèrent, mais d'autres animateurs du mouvement laissèrent leur trace comme Hans Tuynman, Marteen Lindt, le célèbre plasticien et architecte situationniste Constant, le dessinateur Willem (qui émigra en France en 1968), l'éditeur Olaf Stoop, l'écrivain Simon Vinkenoog, les anarchistes Jef Last ou Rudolf De Jong, l'agitateur vedette des happenings R.J. Grootveld et bien sûr le futur leader Vert, Roel Van Duyn. Dissous pour ne pas se scléroser, le mouvement réapparaîtra sous d'autres formes dans les années suivantes, avec les Kabouters (eux aussi avec succès électoral) ou les Krakkers, plus tournés vers le squatt. Par son mélange d'activisme et de ludisme, sa vision joyeuse du militantisme, Provo a ringardisé d'un coup tous les mouvements issus de la gauche et de l'extrême-gauche, avant même que ceux-ci ne tentent, avec Mai 68, leur chant du cygne. La plupart des courants écologistes dix ans plus tard hériteront d'une part de l'énergie provo. Les Verts du monde entier sont leurs héritiers.

PUBLICITÉ
La publicité, parce qu'elle "vaut mille bombes" (cf. "Le livre noir du capitalisme") est l'arme principale des ennemis de l'écologie. Non seulement elle organise le mensonge, mais elle se substitue à une réelle information sur les produits et les services. Cette information est vite taxée de "dénigrement" et se termine devant les tribunaux, alors qu'aucun droit de réponse n'est possible en matière de publicité, bien que la proposition ait été faite au Parlement Européen. Déguisée parfois en sponsoring ou en parrainage, elle jouit de privilèges exorbitants et se voit même considérée comme "assurant l'indépendance des médias" que pourtant elle seule menace massivement. Les grandes entreprises prédatrices l'utilisent fréquemment, y compris sous la forme clandestine de faux articles de presse, entre autres pour populariser des études ou thèses pseudo-scientifiques volant au secours de leurs produits (inocuité des OGM, de l'amiante, des pesticides, des rejets automobiles…) Toujours combattants virulents de la publicité, y compris dans les mouvements comme "Résistance à l'agression publicitaire" ou les "Casseurs de pub", les écologistes l'ont souvent détournée, dénoncée, parodiée et attaquée. Le slogan de Cavanna "La publicité vous prend pour des cons, la publicité vous rend cons" a été un slogan écologiste dans les années 1970-80, avant qu'une nouvelle idéologie de soumission aux marques ne soit matraquée chez les plus jeunes, grâce à l'entrée massive de la publicité sur les chaînes TV.


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Remarques :

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